Urzhiataerezh ha meziantoù dieub

Pourquoi une fédération d’éducation populaire devrait-elle s’intéresser de près aux évolutions constantes et rapides des technologies de l’information et de la communication, et pourquoi privilégier plus spécifiquement la promotion des logiciels libres auprès de ses adhérents ?

D’abord, Les logiciels libres, c’est quoi ?

Des logiciels dont le code source (la recette pour un gâteau) est ouvert et disponible à tous, associé à une licence garantissant à tous les utilisateurs quatre libertés fondamentales :

  • la liberté d’utiliser le logiciel, pour quelque usage que ce soit
  • la liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à ses propres besoins
  • la liberté de redistribuer des copies de façon à pouvoir aider son voisin
  • la liberté d’améliorer le programme, et de diffuser ses améliorations au public, de façon à ce que l’ensemble de la communauté en tire avantage.

Bon, mais quels avantages le milieu associatif peut-il trouver à s’engager dans la voie du "libre" ?

Il faut commencer par reconnaître que tout est organisé aujourd’hui pour orienter les consommateurs de l’industrie des technologies informatiques (volontaires ou par nécessité) vers les autoroutes commerciales qu’imposent les mastodontes américains du marché. Une fois engagés dans ces voies privatives, nous devenons vite des cibles publicitaires, dépendants de produits et services qui bafouent nos libertés et le respect de nos vies privées.

Les associations n’ont rien à attendre de telles logiques. Citons ici l’objet du groupe de travail "Logiciel libre et monde associatif" de l’association APRIL :

Le logiciel libre, porteur d’une idéologie de partage, devrait se poser comme une réponse naturelle dans la société civile, pour les activistes sociaux et les acteurs de l’éducation populaire qui souhaiteraient étendre leur éthique à l’usage informatique. Paradoxalement, alors que le monde du logiciel libre et le monde associatif ont de nombreuses valeurs communes (partage, volontariat, bénévolat, passion), le logiciel libre semble peu diffusé dans le milieu associatif. L’importance grandissante des outils informatiques et d’internet pour le monde associatif laisse penser que le moment est maintenant venu d’une coopération plus étroite. L’idée de ce groupe de travail est de "construire des ponts entre le logiciel libre et le monde associatif".